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Il s'agit…

 Il s’agit non seulement d’organiser la vie mais plus précisément d’éterniser la vie par une action rémunératrice et permanente. Il s’agit enfin d’aimer l’action de vie de rendre culte à Dieu. Il s’agit enfin d’exiger de la conscience un centre d’attraction où tous les jeux de perfectionnement sont autorisés.

 

                                                                                                                       Cheikh Ahmed Tidiane Sy

Ecrits et essais

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SEYDATOUNA KHADIJA (Allah soit satisfait d’elle)

Son nom et sa famille

Khadija est la fille de khouwalid fils d’Assad fils d’Abdil ‘Uzza fils de Quçay. Sa mère s’appelle Fatimatou fille de Zâ-ida. Khadîja, la mère des Croyants est quraychite. Elle est issue de la famille Assad.

Durant la période antéislamique, elle était connue sous le nom de At-Tâhira (la vertueuse). Ce qui montre ainsi qu’elle a bénéficié d’une bonne formation sociale.

 

Sa personnalité

Khadija est connue par son sérieux, sa détermination, sa sincérité, sa sagesse, son endurance, sa consistance, son honneur, la pureté de son âme. Elle était très célèbre et très intelligente.

 

Son mariage

Avant son mariage avec le Prophète (PSL), Khadija s’était mariée avec deux membres de la famille Banî Makhzoûm. Son premier mari fut Abou Hâlata fils de Malick. Ils ont eu un enfant du nom de Hâlata. Son second mari s’appelait ‘Atîq fils ed ‘Âbid. 

Il convient de signaler cependant une divergence sur lequel des deux fut son premier mari.

 

Son commerce

Khadîja s’est résolue à déployer des efforts pour accroître sa richesse. Avec le concours de son père Khouwaylid et celui de certains hommes auxquels elle avait confiance, elle investissait son argent au point de devenir une femme très riche et très digne. Pour des raisons vertueuses, elle avait rejeté beaucoup de dignitaires quraychites qui avaient manifesté leur intention de la demander en mariage. En plus de ces raisons, elle croyait que ces derniers étaient intéressés par son argent.

Parmi les enseignements que nous pouvons tirés de cette partie, il ya:

-Privilégier l’auto dépendance pour accroître la richesse.

-L’importance de l’investissement des capitaux dans l’accroissement et l’absence de trésor.

-La nécessité du recours aux experts.

-La méfiance aux opportunistes pour la sauvegarde de son commerce.

 

Sa relation avec le Prophète (PSL)

Nul doute que la rencontre entre Khadîja et le Prophète (PSL) fut une décision divine. En effet, le commerce dans son sens économique est finalement devenu un commerce dépourvu de châtiment cruel.

Khadîja avait l’habitude d’embaucher des hommes de la tribu quraychite pour son commerce. Abû Tâlib jugea nécessaire de trouver pour son neveu Mouhamed (PSL) une source de fortune plus importante que la bergerie.

Lorsque Abû Tâlib a su que Khadîja s’apprêtait à envoyer une caravane en Syrie, il appela son neveu puis lui proposa de demander à Khadîja de l’embaucher moyennant un salaire supérieur à celui des autres.

Après l’accord du neveu, Abû Tâlib se rendit chez Khadîja et lui dit :

Nous avons appris que vous avez embauché quelqu’un moyennant deux chameaux. Voulez-vous embaucher Mouhamed (PSL) avec un salaire minimum de quatre chameaux ?

La réponse de Khadîja fut alors :

« Même si vous l’aviez demandé pour un étranger abominable, nous le ferions. Comment ne le ferions-nous pas pour un proche qui nous est cher ! »

Abû Tâlib retourna alors et dit au Prophète (PSL): « voilà une chance qu’Allah t’a réservée. »

Certains soutiennent que c’est Khadîja elle-même qui a proposé au Prophète (PSL) de faire du commerce pour elle après s’être informée de sa sincérité, de sa probité, de sa haute moralité et de ses vertus immuables. De même, poursuivent-ils, elle lui a proposé de lui donner plus que ce qu’elle donne aux autres commerçants.

Ainsi, le Prophète (PSL) entama sa nouvelle profession en compagnie d’un garçon de Khadîja du nom de Maysara. Par sa probité et son mérite, il réalisa des bénéfices plus importants que ceux de ses prédécesseurs. Il liquida toutes les marchandises qu’il détenait par devers lui et en acheta d’autres pour que Khadija les revende à la Mecque.

Sur le chemin du retour, Maysara avait pourtant dit au Prophète (PSL):

« Toi Mouhamed,(PSL) accours chez Khadîja et informe la de ce que Dieu lui a réservé grâce à toi. Tu verras certainement qu’elle t’en sera reconnaissante. »

Quand Mouhamed (PSL) est arrivé, il s’est rendu chez Khadîja qui lui réserva un accueil chaleureux. Elle l’écouta raconter avec éloquence son voyage, les bénéfices obtenus de son commerce et les produits qu’il lui a apportés de la Syrie.

Après ce compte rendu, Maysara renchérit en témoignant de la probité, des qualités innées et de la grandeur d’âme du Prophète (PSL). Ce  qui d’ailleurs donna à ce dernier un renom plus large que celui qu’il avait auparavant.

 

Dans cette partie, nous pouvons tirer les enseignements suivants :

-La nécessité de bien choisir ses collaborateurs dans le  commerce.

-L’importance de la prise en considération des aptitudes avec une centralisation sur les qualités morales.

-Le salaire qui doit être définie selon les aptitudes et la productivité de l’individu.

-L’ouverture au monde extérieur par l’exportation et l’importation.

-La valeur de tester le travailleur au début de l’exercice de son métier.   

 

Son mariage avec le Prophète (PSL)

 

Dieu a béni sa relation professionnelle avec le Prophète (PSL)  qui a évolué en relation sentimentale. En effet, l’éloquence et les vertus du Prophète touchaient profondément seydatouna  khadija qui en  était éperdument amoureuse au point de vouloir le marier refusant ainsi les multitudes demandes en mariage des notables  mecquois. La riche mecquoise était alors âgée de quarante ans alors que le prophète n’en avait que vingt cinq.

Certains soutiennent qu’elle aurait envoyé quelqu’un chez le Prophète pour lui déclarer  son amour en ces termes : « je t’aime non seulement parce que tu es mon proche  parent, mais aussi pour ton honneur, la confiance que ton peuple te voue, ta moralité exemplaire et pour ta franchise ». 

D’autres disent qu’elle a parlé de ses sentiments à son amie Nafissatou bintou Mounyatou qui est allée voir le Prophète (PSL) pour lui parler. Ainsi quand elle est venue chez Mohamed (PSL), elle lui dit : pourquoi tu ne t’es pas marié ?

Qui dois-je marier ? Lui répond-il.

Et que dirais-tu d’une femme riche, belle et noble pour épouse? Rétorque Nafissatou.

Qui est ce ? Khadija lui dit-elle. Comment pourrais-je me marier à elle ? Je m’en charge! disait Nafissatou.

Ainsi elle s’empressa d’aller rendre compte à khadija qui ne tarda pas à organiser la rencontre des deux familles pour célébrer l’union. Le Prophète (PSL) informa sa famille de la requête de Khadija et  son oncle Hamza se rendit chez cette dernière pour formuler la demande en mariage auprès de Amr ibn Assad (oncle de Khadija). Car son père Houwailid était alors décédé bien avant la guerre des canaris.

 

 

 

 

Les enseignements à tirer de cet épisode :

 

- Le commerce florissant n’a pas empêché à Khadija de jouer son rôle de femme au foyer et de se surpasser des traditions pour déclarer son amour au Prophète (PSL). 

- La conciliation de la vie professionnelle et de  la responsabilité au foyer.

 

Seydatouna khadija s’est mariée avec le Prophète (PSL) avant la Révélation. En effet, elle fut la première  à embrasser l’islam et très dévouée dans sa foi.

Ibn Ishaq rapporte que khadija est la première à croire en Dieu, en son Envoyé et en sa mission.

 

Sa contribution dans la mission

 

Son commerce connut une floraison au point qu’elle était devenue nantie et honorée dans sa communauté. En sus d’être une femme modèle, elle a toujours donné dans le chantier d’Allah. Elle préparait les provisions du Prophète (PSL) pour ses retraites dans le Mont Hira. Durant l’embargo contre les musulmans, elle est restée aux cotés du Prophète (PSL) et des musulmans malgré son appartenance à la tribu hachémite. Munie de sa foi et de sa fidélité, elle a beaucoup contribué à la mission et ce dans le seul but d’être bénie par le Seigneur. Bien avant cela, lorsqu’elle s’est rendu compte du penchant de son servant  Zeid pour le Prophète (PSL), elle le laissa à son service.

 

 

 

 

 

Enseignements à tirer

 

-    la recherche de la bénédiction divine dans touts ses actions

-    exercice de la fonction par la dépense dans des projets humanitaires et contribution au développement tel que le veut Dieu, l’Exalté.   

 

Les mérites de Seydatouna Khadija

 

-    première femme du Prophète (PSL)

-    première personne à embrasser l’Islam

-    soutien au Prophète (PSL) et à l’islam

-    assistance et réconfort au Prophète (PSL) lorsqu’il a séjourné au Mont Hira (rencontre avec l’ange Gabriel)

-    Anas rapporte que le Prophète (PSL) a dit : « les meilleures femmes de l’humanité sont; Mariam fille d’Imran, Khadija fille de khouwailid, Fatima fille du Prophète (PSL) et Assia fille de Mazahim »

-    Paradis assuré

Abou houraïra rapporte que : «  l’ange Gabriel est venu voir le Prophète (PSL) et lui dit : voilà khadija qui arrive avec un couvert rempli d’eau ou de manger ; ‘dès qu’elle arrive, les salutations de son Seigneur et les miennes et dit lui qu’une maison lui est réservée au paradis’.

-    Ali rapporte qu’il a entendu le Prophète (PSL) dire que : « la meilleure femme de l’humanité est Khadija ; la meilleure mère est Mariam ».

-    Aicha rapporte que le Prophète (PSL) ne cessait de mentionner le nom de Khadija et de vanter ses mérites jusqu’à ce qu’elle en soit jalouse et lui dit : n’était-elle pas cette vieille que Dieu t’a échangé avec une autre, meilleure qu’elle ? Le Prophète (PSL) furieux lui répond : «  non Dieu ne me l’a pas échangé avec une femme meilleure, elle m’a cru quand tout le monde m’avait tourné le dos; elle m’a cru quand tout le monde me traitait de menteur ; elle m’a appuyé en ses biens quand tout le monde me refusait l’aide et c’est avec la seule de mes épouses que Dieu m’a gratifié des enfants ».

 

 

 

 

Sa mort

C’est après la levée de l’embargo qu’elle est rappelée à Dieu suite à une maladie après la mort d’Abou Taleb. Ce fut dans le mois béni du Ramadan de L’an 4 ou 5 de l’Hégire, elle était alors âgée  de soixante cinq ans (65 ans) et est enterrée à Hajoun. Dieu soit satisfait d’elle et qu’IL fasse du paradis son refuge comme Il le lui a promis en récompense de tout ce qu’elle a pu endurer dans sa demeure conjugal, ses responsabilités et dans les exigences de la mission prophétique.

La mère des croyants a ainsi vécu très dévouée, comblée dans la grandeur et restera à  jamais vénérée dans le tréfonds des musulmans et musulmanes.