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L'homme : élément de synthèse

L'homme n'est autre chose qu'un élément de synthèse dont l'humilité reste non seulement le fondement, mais la signification de sa grandeur. C'est effectivement un moyen et une occasion pour ce dieu tombé du Ciel de redevenir ici-bas le favori de la compétition inter-universelle. C'est là le sens que le Créateur accorde à la liberté et c'est une manière qui lui est singulière de désigner un vicaire.

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Ecrits et essais

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DIMENSION SCIENTIFIQUE

LA LANGUE ARABE ET LE LANGAGE CORANIQUE
Le Coran est par essence miraculeux et inimitable, tant au point de vue du fond qu'au point de vue de la forme. C'est la parole incréée d'Allah, révélée à Son Messager Muhammad (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui).
(... C'est un Livre dont les versets sont parfaits en style et en sens, et venu d'un Sage, d'un Parfaitement Connaisseur. N'adorez qu'Allah...) (Sourate II, verset 1-2)
La question est de savoir si cette beauté irréelle du texte sacré tient au génie de la langue arabe ou à la force de la révélation ?



Il est vrai que la langue arabe parce que langue liturgique, langue de témoignage, langue du verbe et du signe, à références suprasensibles est chargée de valeurs transcendantales et communautaires. C'est aussi une langue remarquable par sa richesse lexicale, sa ductilité sémantique, l’originalité et la rigueur de sa logique grammaticale ; langue de profil sémitique dotée de puissances de démonstration autant que de puissances d’incantation qui en font selon la belle formule de J. Berque « la conscience oratoire de l’Orient ».
Les arabes de l’ère préislamique étaient conscients de la puissance magique de leur langue. Les poètes jouissaient, à cette époque, de la plus haute considération. Ils étaient, dit-on, la fleur de l'éloquence et leurs œuvres étaient récitées, psalmodiées avant d'être suspendues au mur de la Kaaba pour être soumises au jugement populaire.

Pourtant le Coran leur lança un défi qu’ils n’ont jamais pu relever

Dis: "Quand même les hommes et les djinns s'uniraient pour produire un semblable de ce Coran, ils ne sauraient produire rien de semblable, même s'ils se soutenaient les uns les autres".) (Sourate 17, verset 88)

(Disent-ils: "II l'a fabriqué. Dis: "Apportez donc dix sourates semblables à ceci, et fabriqués (par vous). Et appelez qui vous pourrez (pour vous aider) hormis Allah, si vous êtes véridiques.) (Sourate II, verset 13)
(Mais disent-ils: "C'est celui-là (Muhammad) qui l'a inventé? Dis: "Composez donc une sourate semblable à ceci, et appelez à votre aide n'importe qui vous pourrez, à part Allah, si vous êtes véridiques".) (Sourate 10, verset 38)

La puissance du Verbe, par l'interpellation de sa profondeur élevée et insondable, donne au Coran sa force incantatoire, son inimitable et incomparable beauté. C'est ainsi que Labid, un grand poète arabe anté-islamique, quoique idolâtre, fut saisi et s'avoua vaincu ; il dit : « De mes vers, je n'ai plus aucune souvenance, car ma mémoire toute entière a été absorbée par les versets du Livre révélé »

En effet, le Coran a eu une influence considérable sur la langue arabe. C’est la première œuvre de longueur significative écrite en arabe ; il présente aussi une structure bien plus complexe que les travaux littéraires précédents. Cette ‘arabe classique’ reste un support très soutenu pour comprendre le message coranique ; mais est-elle suffisante pour saisir la quintessence du langage coranique ? La compréhension de ce Livre Lumière ne nécessite- elle pas au-delà des aptitudes linguistiques une certaine intimité avec le Révélateur ? 


Les réalités cosmiques dans le Coran

Le Coran déploie une puissante vision du cosmos qui est aux antipodes d’une théorie de l’objectivation qui réduirait les éléments du cosmos aux objets d’un protocole expérimental. Pour le Coran, le cosmos, en tant que création de Dieu, ne constitue pas une collection d’objets neutres, séparés, mesurables. Il s’agit plutôt d’un ensemble homogène profondément ancré dans l’espace divin.  En effet les montagnes, les rivières, les cieux, les arbres, les étoiles, les animaux et la terre possèdent une dignité, car ils ont une profondeur, une intériorité, un corps de vie, une âme même.

‘’Et devant Dieu se prosterne, bon gré mal gré, tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre, et aussi leurs ombres, les matins et les après-midi’’(SXIII, V15), ‘’N’as-tu pas vu que c’est devant Dieu que se prosternent tous ceux qui sont dans les cieux et tous ceux qui sont sur la terre, et le soleil et la lune, et les étoiles et les montagnes, les arbres et les animaux…’’ (SXII, V 18).

Newton. Ne disait-il pas aussi : « Ce système suprêmement élégant du soleil, des planètes et des comètes n’aurait pu apparaître sans le dessein et la domination d’un être intelligent et puissant ».

Pour le Coran les réalités cosmiques sont, d’abord, des ayât, des signes qui à la fois signalent et signent. Il est significatif et révélateur que ce soit ce même mot ayât qui désigne, dans la langue arabe du Coran, les versets du «dit» divin et les réalités du cosmos.
Dans le regard divin, les cieux, la terre et les montagnes, loin d’être des réalités sans conscience, des objets inanimés, sont suffisamment dignes pour être les partenaires de Dieu.

Ainsi, le Coran et la nature sont considérés comme deux espaces de sens par lesquels la transcendance divine se manifeste. Sur ce, GHAZALI écrit que : ‘’pour les mystiques, Dieu fait parler chaque atome des cieux et de la terre de Son omnipotence, d’une façon telle qu’ils entendent comment tout proclame sa sainteté, chante ses louanges, dans un langage parfaitement clair.’’. Mahmûd Shabestari, un autre théologien mystique ajoute : ‘’Sache que le monde tout entier est un miroir, dans chaque atome se trouve cent soleils flamboyants. Si tu fends le cœur d’une seule goutte d’eau, il en émerge cent purs océans. Si tu examines chaque grain de poussière, mille Adam peuvent y être découverts…Un univers est caché dans une graine de millet ; tout est rassemblé dans le pont du présent….’’


La numérologie dans le Coran

La numérologie est omniprésente dans toutes les grandes civilisations : chez les Egyptiens, les Indiens, les arabes….ce qui fait penser qu’elle soit née même avant l’écriture.
Elle peut être considérée comme une pseudoscience s'inscrivant dans le courant de l'ésotérisme, fondée sur l'attribution de propriétés à des nombres. Les nombres dans l'islam ou numérologie musulmane occupent une place primordiale dans la pratique  mystique. Pour les mystiques, les nombres sont le pendant des lettres qui possèdent des valeurs. Les nombres seraient le pouvoir central sur lequel est construit l'univers tout entier; la création se caractérisant par le nombre : « (…) et Il recensa toute chose en nombre ».                 
Tous les chiffres dans le Coran ont une signification et une valeur intrinsèques. Seulement, il n’est pas à la portée de tout le commun des mortels de pouvoir profiter de l’essentiel.
L’étude des nombres et le déchiffrage des valeurs numériques des versets du Coran ont toujours aiguisé la curiosité de certains exégètes et mystiques musulmans. Ainsi les secrets des chiffres 1,19 ; 7 ont fait l’objet  d’intéressantes études  qui ont permis de lever  un coin du voile de l'ésotérisme coranique.
Le miracle des nombres dans Le Coran est un fait merveilleux que les savants musulmans ont découvert avec l'utilisation de moyens statistiques  récents introduisant ainsi les nouvelles technologies telles les ordinateurs numériques.
Ce miracle  est basé sur des chiffres qui s'expriment eux-mêmes, donc il n'est pas question de critiquer ou de réfuter cette vérité qui met bien en évidence ce que Allah a dit : « C'est un Livre dont les versets sont parfaits en style et en sens, émanant d'un Sage, Parfaitement Connaisseur »  Sourate 11 (Hoûd) Verset 1

Cette régularité numérique du Saint Coran tient elle du simple hasard ? N’est- elle pas la preuve que le Livre d'Allah nous est arrivé sain et dépourvu de toute falsification ? Car l'ajout ou la suppression d'un mot ou même une seule lettre déséquilibre l'harmonie de ce merveilleux système numérique. Est-il exagéré de dire à partir de cette analyse que le Coran comporte un code numérique qui protège l'authenticité du texte ?